Beursault

Beursault

 

Notre Beursault en hiver ...(2018-2019)

 

Extraits de la Charte de la Ronde d'Île de France :

" Le Beursault est, avec le tir à la perche, le tir traditionnel français et ce depuis plus de cinq siècles. Il est intimement lié à la tradition de la Chevalerie d’Arc et y est souvent associé. Son nom vient du vieux français bersail : but ou cible du tireur qui vient lui-même de bersailler ou bercer ce qui signifiait "tirer de l'arc". Les premières traces de tir en aller et retour du type beursault, se trouve sur le livre d’heures de Luttrell (Angleterre) daté de 1325. La cible est un anneau épais blanc, peint sur les buttes de tir, délimitant le centre de couleur sombre.

On retrouve d’autres tableaux et illustrations au cours des siècles en Europe. Les cibles sont alors carrées, de papier ou parchemin de couleur claire sans numérotation. Un cercle est tracé dessus, le centre peut être marqué ou non.

Le tir beursault se pratique à une distance d’environ 50 mètres. Elle correspond à une distance pratique de tir de combat à l’arc ; le diamètre de la cible correspond à peu près à la largeur de la poitrine d’un homme et la hauteur, entre le sol et le centre de la cible, est située à environ 1 mètre du sol, ce qui correspond au défaut de l’armure. Dans le passé la distance entre les deux buttes était de 28 toises soit 54,60 mètres (Une toise valant 1,95 m.) Le tireur se plaçait à environ 25 toises de la butte sur laquelle il devait envoyer sa flèche. Cela reste toujours vrai puisque la distance de 50 mètres est calculée du pas de tir d'une butte à la cible de la butte opposée.

Du XVIIIe s. au début XIXe s. la carte est constituée d’un cordon extérieur. Le centre de la carte est marqué d’un grand rond noir. La carte a en son centre une broche, empêchant d’attendre le centre. Aucun système de point n’est mis en avant. L’archer est dans l’honneur à partir du moment où sa flèche est dans la carte.

La meilleure flèche, c’est-à-dire la flèche la plus près du centre, peut être récompensée. Pour mesurer cette flèche, Pomponne décrit l’échantillonnage : paille ou baguette de bois dont la grandeur correspond la distance de la flèche et le centre de la cible. Cet échantillon est alors coupé en deux dans le sens de la longueur. Un morceau est conservé par l’organisateur du tir, l’autre par l’archer qui a fait le coup.

A partir du milieu du XIXe siècle, un système de points fait son apparition progressivement, faisant apparaître une succession de cercles concentriques. Le cercle noir central évolue en conservant un cordon épais à son diamètre initial et un petit cercle noir en son centre. La carte évolue petit à petit vers la forme qu’on lui connait à ce jour

Le marmot est une autre possibilité de conserver la trace du meilleur coup. En 1857, le compas Ognard, dont l’utilisation se généralise, a permis cette mesure avec précision.

Le Beursault peut se tirer sous plusieurs formes que nous allons évoquer. Le tir se déroule suivant des règles très précises qui ont été peu modifiées pour arriver jusqu'à nos jours quasiment à son état d'origine.

Le Beursault se tire traditionnellement à une flèche. En effet, dans le passé celles-ci étaient fabriquées par les archers eux-mêmes, qui malgré tout le soin qu'ils y apportaient, ne parvenaient jamais à réaliser exactement deux flèches ayant les mêmes qualités balistiques.

Le Beursault apporte un plaisir particulier, après le tir d'une flèche une marche de 50 mètres permet de se décontracter et ainsi mieux soigner la flèche suivante, d'autre part tirer dans l'honneur (intérieur de la cible) est pour un Chevalier d’Arc symboliquement important.

Le Beursault se pratique dans un jeu d'arc. On y trouve chaque fois toute la convivialité des Compagnies d’Arc, mais aussi l'application des règles qui régissent ce noble sport, ce qui donne un charme particulier à cette forme de tir. Nous notons cependant qu'en raison de l'évolution technique, certaines règles tendent à disparaître. Quelques installations sont telles qu'il est parfois plus pratique de monter son matériel dans la salle. Par contre, il est interdit de rentrer dans le logis avec un arc bandé, sauf en sollicitant "permission" qui est éventuellement accordée. Ce système courtois permet d'observer la sécurité. Il est préconisé de respecter en toute circonstance les usages particuliers que peuvent avoir quelques Compagnies, qui les afficheront clairement.

Il appartient aux Chevaliers et Archers de faire découvrir et faire apprécier cette forme de tir qui n'a lieu que dans le cadre d'un jeu d'arc traditionnel.

Avoir un jeu d'arc est une vraie richesse. Les membres des Compagnies qui possèdent un jeu d'arc, se doivent de le préserver et de le défendre ardemment.

Un jeu de Beursault demande un entretien permanent et donc de la bonne volonté de tous les Chevaliers et Archers qui doivent donner souvent présence et dévouement. Chaque Compagnie met d'ailleurs toute sa fierté à entretenir et améliorer ses installations. En contrepartie un jeu d'arc (qui est accompagné d'un logis, lieu commun à tous) permet de pratiquer le noble jeu de l'arc dans sa forme traditionnelle et avec tous les plaisirs que cela apporte (rencontre des amis, de la famille, chaleur humaine en l'absence de compétitivité etc ...)

Le tir Beursault donne sa chance à tous les tireurs, sachant que dans un prix général c'est d'abord le coup au noir qui compte. On comprendra mieux que les Chevaliers et Archers apprécient de se retrouver dans l'atmosphère d'un jeu pour y pratiquer ce tir issu des vieilles traditions françaises, quelle que soit leur adresse. La majorité des règles traditionnelles sont toujours en vigueur et les chevaliers ont le devoir d'en assurer la continuité. Pour faciliter cette tâche nous allons décrire les différents tirs qui se pratiquent au Beursault et les règles qui s'y rapportent."

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FICHE D'INVENTAIRE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL

Beursault Fiche patrimoine UNESCO

 

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Pour Philippe Regnault, le mot Beursault bien que d'ancienne origine n'est employé pour désigner  une compétition que tout récemment :

"Le premier Championnat de France BEURSAULT, remonte (..) à 1952. L’emploi du mot BEURSAULT doit remonter à la toute fin des années quarante, début des années cinquante."

Berceau ou Beursault Philippe Regnault

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Ci-dessous Extrait du Manuel de l ' arbitre FFTA 2018

pages 179 -182 (voir Infos pratiques / Documents)


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